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Les lames du cardinal – Pierre Pevel – Folio

lames.jpgHabituellement un roman de cape et d’épée, je l’aurais même pas regardé.
Pourtant cette sur-couverture présentant un Richelieu armé d’une rapière, dragonet au poing ne m’a pas laissé indifférent.
J’avais aussi entendu dire que Sans-détour préparait un jdr sur ce roman, alors forcément … je suis faible, je suis faible …
Mais cette fois-ci, grand bien m’en prit. 🙂


Richelieu ordonne au capitaine La Fargue de reformer son unité de mousquetaires d’élite, les lames du cardinal, qui fut dissoute suite à un cuisant échec quelques années plus tôt.
Leur mission, simplement retrouver un chevalier espagnol disparut à Paris.
Mais tout n’est pas aussi simple, et  pourquoi le cardinal confierait-il à ses meilleurs éléments une mission aussi simple ?


Un scénario efficace, des dialogues hauts en couleur et des descriptions très poussées, voila l’impression que laisse ce roman.
Le style de l’auteur est vraiment marquant, tout est précis, détaillé, visuel et chaque mot compte.
Les détails historiques sur Paris et la vie de l’époque sont passionnants, à cela se mêle une facette fantastique à la fois discrète et violente sur fond d’agents doubles et de raison d’état.


– Enfin ! s’exclama Ballardieu du ton de celui qui accueille un visiteur trop longtemps espéré.
Il trônait triomphalement au milieu du chaos, assis sur une chaise, un pied appuyé contre une poutre de soutènement pour se balancer. Son pourpoint de velours rouge ouvert sur un torse massif, velu, luisant, il souriait largement, semblait plein d’une joie paillarde en dépit – ou peut-être à cause – d’une lèvre fendue et d’un œil poché. Ballardieu était de ceux qu’une bonne bagarre enchante.

Un horizon de cendres – Jean-Pierre Andrevon – Pocket

j’ai failli le jeter ce bouquin …

Mais ce qui m’énerve plus qu’un type qui raconte sa vie, c’est d’abandonner un bouquin.

Ça commence par raconter la vie d’un mec dont le boulot est d’incinérer les corps dans un funérarium, ses états d’âmes, sa vie familiale, rien de bien croustillant. Si les zombies sont évoqués, ils ont l’air plutôt inoffensifs et servent plus de piñatas ambulantes que de réels bouffeurs de cerveaux.


Et pis ça dégénère. Petit à petit la situation se détériore et l’on retrouve rapidement les réflexes des survivants: trouver des armes, de la nourriture, un abri. Pourtant les interventions des morts-vivants ne sont pas décrites à grand renfort d’hémoglobines et de chair arrachée. Elles sont laissées de coté, ou traitées au second plan, de même que l’action rarement décrite. Seuls les états d’âmes et les sensations du héros dans cette France chaotique décrivent ce qui se passe à l’extérieur.

Le journal intime d’un survivant, c’est bien de cela qu’il s’agit.

« Pourquoi étais-je revenu ici? Pourquoi ? Parce que je n’avais nul autre endroit où aller ? Ou n’obéissais-je au contraire qu’à un obscur tropisme, le même que celui qui poussait les zombies à se trouver un abri, n’importe lequel quand tombait la nuit ? Décidément, entre eux et nous, il n’y avait pas grande différence. »

Slaine l’exilé – Steven Saville – Éditions Éclipse

Ce premier roman sur le héros celte propose de retracer son adolescence dans le village de Murias puis des premiers évènements de sa vie d’adulte. Slaine a un caractère déjà bien trempé mais il n’est pas le combattant hors pair ni le leader qu’il deviendra plus tard. Il passe sa vie à jouer et à faire des blagues (déjà) avec ses amis. Tous attendent avec impatience le jour où, à la fin de la cérémonie de passage à l’age adulte ils seront enrôlés dans les différents corps de métier. Slaine espère intégrer la branche rouge, le groupe des plus grands guerriers de la tribu. Mais pour y arriver, il doit affronter les autres adolescents dans une série d’épreuves, pendant lesquelles va se révéler à lui son spasme de furie. À partir de là, tout va changer pour lui, il ne tardera pas à partir et c’est au cours de ses pérégrinations futures qu’il rencontrera son fameux biographe Ukko.

Humour, Sexe et Violence, voilà comment on pourrait résumer ce roman au vocabulaire riche et imagé.L’auteur restitue fidèlement l’ambiance des bds et présente un Slaine jeune, fier mais manquant d’assurance et que la frénésie va transformer.

La rage qui s’empara de lui était si forte, si impérieuse, que le feu marquant le commencement du spasme de furie l’envahit. Son visage se contorsionna pour devenir un faciès bestial. Il prit deux épées-cranes par le cou et les jeta dans le foyer. Il brisa l’échine de deux autres contre la table qu’il leur avait balancée. Il donna un coup de pied au soldat le plus proche avec une telle force qu’il pulvérisa son pelvis.
_ Salue Cernunos de ma part ! gronda Slaine.

Hawk & Fisher – Simon R. GREEN

Le prince Rupert est le frère cadet d’Harald, roi du Royaume de la Forêt. La princesse Julia, originaire du Royaume des Bas Coteaux est sa promise, et même si elle ne l’aime guère, elle s’apprête à accomplir son devoir et devenir reine. Mais la nuit de la Lune Bleue vient tout chambouler. Au cours de cet épisode sanglant, le royaume est attaqué par des hordes de démons et de nombreux héros meurent dans la sombre forêt en tentant de les arrêter. Harald meurt également. Rupert devient alors le roi, mais les intrigues et les courbettes ne sont pas vraiment sa tasse de thé. Il décide alors de fuir ses responsabilité pour vivre la vie qu’Il a choisie, avec sa bien aimée: la princesse Julia. Tous deux empruntent la Faille, un passage dimensionnel qui les conduit au Nord de leur monde jusqu’à la cité de Haven.

L’histoire pourrait s’arrêter là avec une happy end, mais Haven est une cité cruelle, et cela ne sied guère à Rupert et Julia qui changent de nom et deviennent Hawk et Fisher, capitaines de la garde. Leur méthodes expéditives et leur franc-parler inspirent rapidement un dicton chez les truands: « À Haven, tout peut s’acheter, se voler ou se prendre de force sauf Hawk et Fisher, les deux seuls gardes honnêtes de la ville.

Au cours de plusieurs épisodes, ils se retrouvent confrontés à différentes créatures, du loup-garou au politicien véreux, doivent résoudre des enquêtes complexes mèlant magie et conspiration, assurer la protection de notables etc. Malgré le cadre médiéval, l’ambiance est résolument moderne, un mage coordonne les actions des gardes de la ville en les contactant mentalement pour leur donner les instructions et ils ont à leur disposition des équipements magiques très puissants lorsque la situation l’exige. Les dialogues sont parfois très crus, les combats rapides et violents, Hawk et Fisher ne font pas dans la dentelle. Parfaitement conscients qu’ils ne pourront jamais à eux seuls soigner tous les maux de Haven, ils ont quand même décidé qu’ils auraient leur mot à dire, ce qui va leur attirer de nombreux ennemis. Tant mieux !!

    _ Certaines choses ne changent jamais, dit Hawk. Je vais sans doute devoir dérouiller des gens et crier plus fort que les autres pour qu’on m’obéisse. D’ailleurs, j’ai hâte de commencer.
    _ Et moi donc, sourit Fisher.

Hawk & Fisher, c’est une dizaine de romans commençant dans le royaume de la forêt pour rapidement passer aux enquêtes proprement dites à Haven. Elles sont toujours très bien ficelées et le suspens reste entier jusqu’à la fin. Le dénouement peut parfois être complètement inattendu, mais jamais décevant.

Hawk & Fisher – 9 romans chez Bragelonne ou Milady Darkwood.
Le cycle commence par  « La nuit de la Lune Bleue » et se termine par « Par-delà la Lune Bleue », les sept autres sont des enquêtes se déroulant à Haven.
Le dixième « Down among the dead men« , pas encore traduit, est une enquête s’insérant entre les deux précédents.

2087 / David Bry / Roman / BlackBook Editions

Son nom est Gabriel Seste et il est détective. Il s’occupe principalement des affaires de disparition de proches. Peut-être parce qu’il a perdu son frère jumeau dans des circonstances dont il rêve toutes les nuits.

Gabriel vit à Paris en 2087, la ville, comme la plupart des grandes cités européennes, est isolée du reste du monde suite à une guerre qui a eu des conséquences catastrophiques sur l’environnement mais aussi sur les hommes. La cité est entourée d’un dôme qui empêche l’air mais aussi les hommes irradiés de s’infiltrer dans la ville. La ville est contrôlée par un gouverneur assisté de corporations pour assurer l’ordre.

La dernière enquête dont s’occupe Gabriel va le mener bien plus loin qu’il ne l’avait prévu. Quant au lecteur cette enquête va lui permettre de découvrir un monde noir où chaque frange de la population a son lot de douleurs et de manques et où la technologie sert principalement à survivre dans un monde devenu inhospitalier.

Le Paris de 2087 a beaucoup de liens de parentés avec le seattle d’après 2021, les mutations ont créées des clans et chacun essaie de survivre à sa manière. Les méga-corpos sont omniprésentes et omnipotentes et on peut même y trouver une matrice.

David Bry venant du monde du jeu de rôle cela explique sans doute l’existence à la fin de l’ouvrage d’un glossaire reprenant les principaux termes du roman et donnant un complément d’informations pour le lecteur curieux ou le MJ avide.

« Je tiens à vous assurer à tous, population du secteur C, de ma volonté sans faille de vous débarrasser de la violence et de la corruption qui gangrènent nos immeubles, nos altirues et nos passerelles, déclame-t-il, un air grave sur son visage carré et brun. A cette fin, j’ai expressément demandé à l’Armée de Paris, en charge de notre sécurité, de… »

2087, p.99 Ed BlackBook Editions

Mindstar – Greg Mandel 1 – Peter F. Hamilton

L’Angleterre du 21ème siècle a légèrement changé d’aspect suite à un réchauffement climatique. Certaines zones sont maintenant inondées, les routes les moins importantes ne sont plus entretenues … C’est dans ce pays qui vient de se libérer d’une dictature socialiste que Greg Mandel, ancien soldat de la brigade Mindstar, survit principalement en tant qu’assassin. Mindstar était une unité réunissant des personnes douées d’un talent psychique et que l’armée a doté d’un implant glandulaire sensé décupler leurs capacités.

Mandel est pour sa part capable de sentir les émotions des gens, et grâce à cela il peut détecter les mensonges ou les intentions belliqueuses. Il va se retrouver engager par une corpo qui pense être victime d’un sabotage sur une de ses usines spatiales. L’ex-agent va devoir guider une équipe dans la base Zanthus afin de démasquer qui pourrait être à l’origine du sabotage des fours à mémox (puces mémoire).

Le style de Peter F. Hamilton est très efficace, ca se lit facilement et il n’y a pas de temps mort. C’est certainement pas de la grande littérature mais dès qu’on a fini la dernière page on crève d’envie d’attaquer le deuxième tome.

Minority Report

Saloperie de Deck, m’a laissé en rade en plein run, résultat un mois à me faire soigner grâce à mon contrat Platinum…
du coup ça m’a laissé du temps…
Parceque le patron lui que je sois à l’hosto ou pas il en veut encore et toujours !
Du coup vous avez droit à une édition spéciale aujourd’hui, du deux en un, plus blanc que blanc !
En plus maintenant que l’on peut passer par le Forum plus de censure !

 

Minority Report

(Le film vs la nouvelle)

Impossible de parler de Minority Report sans parler de Philip K. Dick.
Cette auteur prolifique s’il en est en nouvelles a été l’un des auteurs de S.F de la « vieille » école les plus adaptés au cinéma.
Il est quand même l’auteur de la nouvelle qui a été à l’origine de Blade Runner, film culte pour l’univers Cyberpunk.

Pour ceux qui auront lu les nouvelles de M Dick qui ont été adaptées sur grand écran, Minority report, plutôt qu’utiliser l’intrigue et les questions posées par l’auteur, ne garde que la base de l’édifice.

Je m’explique,

Steven Spielberg dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui n’a fait que garder le titre et quelques mots du cru. Pour le reste il a utilisé sa formidable machine à script hollywoodienne.
Fort bonne d’ailleurs sa machine car le film m’a bien plu.

Et je ne peux vous conseiller qu’une chose : Surtout regardez le film AVANT de lire la nouvelle sinon vous risquez d’être déçus !!

un petit résumé de la situation ne peut pas faire de mal :

Precrime est un organisme privé qui a pour but de prévenir tout meurtre en utilisant les capacités psychiques de trois mutants. Ces Precogs peuvent voir l’avenir,
et surtout les crimes à venir, permettant ainsi d’arrêter les meurtriers avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Le système est sans faille jusqu’au jour où…

et c’est là que le film et la nouvelle n’ont plus rien à voir. Pour ne pas gâcher votre plaisir, je vous annoncerai juste que John anderton qui est le meilleur détective de Precrime dans le film
et en est le fondateur dans la nouvelle va se voir accuser de meurtre.

Pour la suite je ne vous dirai qu’une chose, le vieil Anderton sur papier se laisse moins facilement dépasser par les évènements que le jeune Tom Cruise.

A mon humble avis si seulement Philip K. Dick n’avait pas eu autant de problèmes d’argent il aurait pu faire de cette excellente nouvelle un formidable roman.

En tout cas le film est rempli de gadgets et autres technologies que plus d’un runner aimerait avoir à dispo…

« Avec l’aide de vos mutants précogs, vous avez audacieusement et efficacement aboli le système punitif post-crime fondé sur l’emprisonnement et l’amende.
Comme nous le savons tous, la perspective du châtiment n’a jamais été très dissuasive; quant aux victimes, une fois mortes elles n’en retiraient guère de réconfort. »

Philippe K. Dick
Minority report
Folio SF – p 17

William Gibson

Bon,
Ben voila j’ai réussi à me faire embaucher par la corpo de la Pagode, Le Big Boss un certain KrysJerem (certains disent qu’il souffre d’un sacré dédoublement de la personnalité) m’a fait comprendre que si je voulais continuer à respirer l’air vicié de Seattle il allait falloir que je lui fournisse quelques petits services…

J’ai eu beau essayer l’intimidation le M Johnson qu’il m’avait envoyé n’a pas bronché et puis finalement qu’est ce que j’ai à perdre.
Voilà la description de mon Taf’ tel qu’il m’a été décrit :

« Une liste d’inspi Cyberpunk/SR »

Ben tiens et pourquoi pas recopier l’encyclopédie virtuelle Matzimuto aussi pendant qu’on y est…
Enfin bon trêve de bavardages, s’ils veulent une liste d’inspi on va commencer en beauté avec un numéro Spécial…
Je vous laisse deviner,…, ben alors,…, vous voulez mon Ares sur la tempe pour cracher votre valda ou quoi ?!

Bon alors puisque tout le monde a les chocottes voici le sujet du Jour :

 

William Gibson
ou
un auteur introverti devenu grand Gourou du Cyberpunk
avec 5 romans et quelques nouvelles

On va commencer par LE roman : Neuromancien. Ok, c’est pas facile à lire, c’est même assez rébarbatif par moment, mais c’est son style à Gibson. Il raconte l’histoire d’une personne par châpitre (avec 4 ou 5 personnages principaux par roman on a vite oublié où on en est…) puis toutes ces histoires décousues finissent… en feu d’artifice !
J’en étais donc à Neuromancien, qui malgré sa lecture peu aisée est quand même le roman qui a posé les bases du Cyberpunk (Matrice, Drogues, Corporations et roublardise).

Il sera suivi par Comte Zéro et Mona Lisa s’éclate qui vont tous les deux raconter la vie mouvementée d’un Hacker nommé comte zéro et dans lesquels on retrouve certains personnages de Neuromancien.

Les deux derniers romans de Gibson Idoru et Tomorrow’s Party se suivent également et parlent du concept d’intelligence artificielle de communautés anarchistes qui prennent la main sur le cyberspace, du mariage d’un chanteur rock et d’une femme virtuelle et des déboires d’un certain Laney, analyseur de probabilités.

En plus de ces romans, Gibson a écrit un roman en collaboration avec Bruce Sterling appelé La machine à différences mais dont je ne me souviens malheureusement plus…

Mis à part ces romans, William Gibson a écrit des nouvelles dont certaines sont parues dans un ouvrage appelé Gravé sur le chrome. De ces nouvelles la plus célèbre est certainement Johnny Mnemonic adaptée au cinéma avec dans le rôle titre un Keanu Reeves qu’on aurait déjà presque pu appeler Néo.

Bon voila mon tour d’horizon de M Gibson (pour info il n’a pas de site web officiel, quand je vous disais qu’il était introverti…).
Personnellement j’adore son style d’écriture qui ressemble à un puzzle que l’on doit assembler au fur et à mesure de la lecture (à condition de lire les livres assez vite sinon on est paumé). Et puis franchement vous ne trouverez pas des masses d’auteurs qui vous décriront un futur aussi glauque et aussi débordant d’idées de scénars et de concepts aussi bien technologiques, qu’idéologiques ou même sociologiques.

Voilà si cette bafouille plaît à mes boss la prochaine fois on parlera d’un autre auteur qui m’a cloué par terre par son rythme effréné et son sens descriptif, Neal Stephenson.

Aller Bons runs et à bientôt.
Wh0.

« La cité fortifiée est dans le Net, mais pas sur le Net. Il n’y a pas de lois ici, seulement des accords. »
William Gibson – Idoru – j’ai lu p. 255

Les mailles du réseaux

  

Les Mailles du Réseau
de
Bruce STERLING

Laura Webster court sur la plage. Son pied se prend dans un câble qui traine par terre et elle manque de tomber. En fait, ce câble est celui d’un vieux magnétoscope, vestige des temps anciens. Juste le temps de prononcer « poubelle » et une boîte se dirige vers elle. Elle y jette, sans scrupule, ce dernier témoin de notre époque.

Cette jeune mère de famille va se trouver mêlée malgré elle, à une histoire d’espionnage informatique, prise entre les feux croisés de mégacorpos, qui dirigent le monde. Tout cela dans une ambiance très Shadowrun, avec ces petits soupçons paranoïaques, nécessaires lorsque l’on court les ombres…

L’histoire prend place avant l’éveil, en 2020. Pourtant, nous sommes bien dans l’univers Cyberpunk/Shadowrun. De la nourriture modifiée (« PROM »), de nouveaux virus et drogues («De petites gommettes rectangulaires en papier »« la colle contient un agent qui transmet la drogue à travers l’épiderme » ).
Et autrs manipulations génétiques, gadgets et drones (« C’était l’engin robot qui avait mitraillé sa Loge. Pas tout à fait identique, parce que celui-ci était vert armée, mais le même modèle – avec le double rotor coaxial, en forme d’haltère » – Folio SF P.405)

Et une spéciale dédicace pour La Pagode:
«Ils traversaient à présent le coeur de la ville chinoise de Singapour : Temple Street, Pagoda Street.»

Folio SF P.382

Le samourai virtuel

Bon,

Je sais ça fait un peu sec comme début « bon » , mais en même temps j’ai pas l’habitude de souhaiter une bonne journée à n’importe qui, faudra vous habituer…

Apparemment ma bafouille sur Gibson a plu à KrysJerem puisqu’un autre Johnson est revenu me voir pour la suite. Par contre celui-ci a reçu des consignes pour censurer mes écrits en cas d’écarts. (D’ailleurs si vous arrivez à lire ces lignes c’est que mon hacker a bien fait son boulot…)

Cette fois-ci comme promis un petit bijou de la littérature Cyberpunk, je crois que c’est le meilleur bouquin du genre qu’il m’ait été donné de lire.

Nous allons donc nous occuper aujourd’hui du cas du

 

Samouraï Virtuel

de Neal Stephenson

Dès les premières pages on est dans le cœur de l’action. Une action assez particulière puisque nous suivons la course effrénée d’un livreur de pizza, le héros… qui doit livrer sa marchandise avant que le compteur (mis à 30 mns lors de l’appel du client) n’arrive à 00 :00 sous peine d’être viré et d’avoir un contrat sur la tête par la Mafia…

Suit une aventure à 1000 à l’heure parsemée de personnages tels que YT la fille Kourier qui roule à fond sur son skate boosté ou Da5id le hacker inventeur du code du Métavers (la matrice locale).

YT est une môme de 15 ans qui, pour échapper à son quotidien morne bosse comme kourier (le coursier du futur). Pour cela, elle utilise un skate à roues intelligentes et se déplace en s’accrochant à tous les véhicules possibles. Le fait que certains conducteurs n’apprécient pas d’être ‘ponées’ donne lieu à des scènes mémorables.

Da5id lui est un des plus vieux potes du héros et l’un des inventeurs du code du métavers, il est le proprio du soleil noir, la boîte virtuelle la plus branchée où toutes les vedettes du show-bizz et les hackers branchés veulent être vus.

Ces personnages ne seraient rien sans les lieux dans lesquels ils se démènent.
Le lieu de prédilection de Hiro Protagoniste, notre Hacker indépendant livreur de pizza, ainsi que celui de Da5id est le Boulevard, qui est en fait la matrice dans laquelle se déplacent les avatars des personnes connectées.
Celle-ci est une immense boule noire sur laquelle a été créé un Boulevard gigantesque de 65 536 Kms.

Un autre concept des plus intéressants est celui des Banlises. Ces franchises privées dans lesquelles habitent tous les employés modèles à la recherche de calme et de sécurité ont remplacé les états. Pour rentrer il faut montrer patte blanche (avoir le bon code barre lorsque le scanner vous scrute avant l’arrivée aux barrières) sinon gare aux herses SDP (Sérieux Dommage aux Pneus).

Dans ce monde décadent peuplé de chiens robots supersoniques et de boats-people formant un pays flottant Hiro et YT (Pas Whitey YT !) vont devoir se frayer un chemin pour combattre une drogue agissant aussi bien dans la réalité que dans la matrice.

Voila si ça ne tenait qu’à moi je vous mettrais une copie du livre à dispo plutôt que cette bafouille décousue et insipide. En bref si jamais vous avez envie de lire un bouquin papier qui soit plus palpitant qu’une bonne tridéo, mélant action et réflexion sur l’humanité et ses travers FONCEZ !!!!

Bons runs et à la prochaine.
Wh0.

« Quand on vit dans un trou de merde il y a toujours le métavers et dans le métavers Hiro Protagoniste est un prince guerrier. »

– Neal Stephenson – Le Samouraï Virtuel (« Snow Crash ») – J’ai Lu P.82