Gravité à la manque

La reprise est difficile…
Le boss m’avait donné quartier libre pendant l’été. Du coup je suis allé passer quelques jours au vert. Ça m’a permit de lire un bouquin que m’a conseillé la patronne. On se refait pas, c’est pas parce que je ne prend plus le monorail de Downtown pendant trois semaines que je vais pas me manger un mille-feuilles à l’encre…

D’après les infos que j’ai eu le bouquin dont je vais vous parler cette fois-ci n’est plus réédité, mais bon si vous savez chercher vous le trouverez.


Gravité à la manque
de
Georges Alec Effinger

Au départ j’ai hésité…
C’est vrai, un roman cyberpunk se passant dans le monde arabe, ça me paraissait louche. Pour moi le style ‘rétro’ des villes d’orient ne s’accordait pas trop avec la technologie avancée de notre style littéraire adoré.
Mais bon, on se dit qu’un Fugu est mortel que tant qu’on ne l’a pas mangé…

Je rentre donc dans le Boudayin dans la peau de Marîd Audran, un détective dopé aux amphét’ à la Marlowe qui lui emprunte jusqu’à la narration nonchalante.
Ce détective va se retrouver embarqué malgré lui dans une aventure qui va le changer jusque dans sa chair. Le monde dans lequel il évolue est peuplé de personnages hauts en couleurs, des sœurs veuves noires, en passant par Nikki la changiste, ou Friedlander Bey, le boss du Boudayin.

Dans ce monde vivant au rythme des prières et du Ramadan, la plupart des gens profitent des dernières technologies. La plupart des filles de joies sont des changistes (des garçons qui ont préférés se prendre une poussée d’hormone et perdre leurs attributs pour quelques biftons.).
Mais la grande mode dans le Boudayin ce sont les mamies et les papies…
Rien à voir avec une mode sexuelle concernant le troisième âge. Les papies et les mamies sont des implants permettant soit d’acquérir un talent temporairement (les papies), soit carrément d’endosser la personnalité de quelqu’un de réel ou d’imaginaire (les mamies).

L’histoire commence alors que Marîd a un contrat inespéré…
Malheureusement son client se fait dézinguer en plein bar par un mamie de James Bond. A partir de ce moment là tout va aller de mal en pis. Les cadavres vont se multiplier dans le Boudayin et Marîd va mener son enquête tant bien que mal.

J’ai encore eu un peu de mal à finir ce livre…
L’histoire met pas mal de temps à vraiment démarrer et le type de narration en monologue est vraiment lent.
Mais c’est vraiment le seul défaut que j’ai trouvé à Gravité à la manque, et à partir du moment où l’on s’est fait prendre par le parfum du désert on ne le lache plus.
Pour le reste on a presque l’impression de sentir le thé à la menthe que boit Marîd avec ses amis et le mélange technologies/traditions se fait à merveille.

Je me suis laissé dire qu’il existait deux autres aventures de Marîd, si je les trouve je me ferais un plaisir d’y jeter un œil.

«Chiri, dis-je, là je relève juste d’une grippe ou je ne sais quoi ; mais c’est promis on sortira dîner ensemble un de ces soirs, la semaine prochaine. Après, Inchallah, on verra ce que ton mamie a dans le ventre. »

Georges Alex Effinger
Gravité à la manque (when gravity fails)
Présence du futur – p. 169

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