Les lames du cardinal – Pierre Pevel – Folio

lames.jpgHabituellement un roman de cape et d’épée, je l’aurais même pas regardé.
Pourtant cette sur-couverture présentant un Richelieu armé d’une rapière, dragonet au poing ne m’a pas laissé indifférent.
J’avais aussi entendu dire que Sans-détour préparait un jdr sur ce roman, alors forcément … je suis faible, je suis faible …
Mais cette fois-ci, grand bien m’en prit. 🙂


Richelieu ordonne au capitaine La Fargue de reformer son unité de mousquetaires d’élite, les lames du cardinal, qui fut dissoute suite à un cuisant échec quelques années plus tôt.
Leur mission, simplement retrouver un chevalier espagnol disparut à Paris.
Mais tout n’est pas aussi simple, et  pourquoi le cardinal confierait-il à ses meilleurs éléments une mission aussi simple ?


Un scénario efficace, des dialogues hauts en couleur et des descriptions très poussées, voila l’impression que laisse ce roman.
Le style de l’auteur est vraiment marquant, tout est précis, détaillé, visuel et chaque mot compte.
Les détails historiques sur Paris et la vie de l’époque sont passionnants, à cela se mêle une facette fantastique à la fois discrète et violente sur fond d’agents doubles et de raison d’état.


– Enfin ! s’exclama Ballardieu du ton de celui qui accueille un visiteur trop longtemps espéré.
Il trônait triomphalement au milieu du chaos, assis sur une chaise, un pied appuyé contre une poutre de soutènement pour se balancer. Son pourpoint de velours rouge ouvert sur un torse massif, velu, luisant, il souriait largement, semblait plein d’une joie paillarde en dépit – ou peut-être à cause – d’une lèvre fendue et d’un œil poché. Ballardieu était de ceux qu’une bonne bagarre enchante.

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