Un horizon de cendres – Jean-Pierre Andrevon – Pocket

j’ai failli le jeter ce bouquin …

Mais ce qui m’énerve plus qu’un type qui raconte sa vie, c’est d’abandonner un bouquin.

Ça commence par raconter la vie d’un mec dont le boulot est d’incinérer les corps dans un funérarium, ses états d’âmes, sa vie familiale, rien de bien croustillant. Si les zombies sont évoqués, ils ont l’air plutôt inoffensifs et servent plus de piñatas ambulantes que de réels bouffeurs de cerveaux.


Et pis ça dégénère. Petit à petit la situation se détériore et l’on retrouve rapidement les réflexes des survivants: trouver des armes, de la nourriture, un abri. Pourtant les interventions des morts-vivants ne sont pas décrites à grand renfort d’hémoglobines et de chair arrachée. Elles sont laissées de coté, ou traitées au second plan, de même que l’action rarement décrite. Seuls les états d’âmes et les sensations du héros dans cette France chaotique décrivent ce qui se passe à l’extérieur.

Le journal intime d’un survivant, c’est bien de cela qu’il s’agit.

« Pourquoi étais-je revenu ici? Pourquoi ? Parce que je n’avais nul autre endroit où aller ? Ou n’obéissais-je au contraire qu’à un obscur tropisme, le même que celui qui poussait les zombies à se trouver un abri, n’importe lequel quand tombait la nuit ? Décidément, entre eux et nous, il n’y avait pas grande différence. »

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